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  • Photo du rédacteurGRANDJANIN Annie

Exposition "Félix Ziem (1821-1911) - Saisir la lumière" : dans les pas d'un peintre-voyageur

Dernière mise à jour : 7 janv.



L'Embouchure du Bosphore, huile sur toile. Petit Palais

Après la belle rétrospective consacrée à Man Ray, le Palais Lumière d'Evian accueille cette fois l'exposition "Félix Ziem (1821-1911) - Saisir la lumière" conçue par le Petit Palais, le Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris et Paris Musées.

Une véritable invitation au voyage à partir d'une centaine de peintures, aquarelles, dessins, sculptures et carnets de croquis, issus en grande partie de la donation faite par l'artiste en 1905 au Petit Palais. Le tout accompagné d'extraits de musique contemporaine, de films d'époque et de documentaires.

Dès l'entrée, on aperçoit une carte retraçant les itinéraires empruntés par le peintre- voyageur qui a ainsi sillonné l'Italie, la Russie, la Hollande, la Belgique, l'Allemagne, l'Angleterre mais aussi la Tunisie, la Grèce, l'Egypte, la Turquie, le Liban... Mais, outre une évidente fascination pour l'Orient, sa destination privilégiée demeure Venise où il effectuera plus de vingt séjours, allant même jusqu'à louer des embarcations qu'il fera aménager en ateliers flottants.

Architecte de formation, Félix Ziem se réalise en croquant les paysages croisés au fil de ses voyages et "puisera toute sa vie dans ce répertoire d'images pour composer ses peintures" explique Charles Villeneuve de Janti, commissaire de l'exposition, avec William Saadé.

Un répertoire inépuisable puisque sa production est estimée à plus de 10 000 dessins et

6 000 peintures. On apprend notamment que, un an avant sa mort à l'âge de 90 ans, il était encore devant son chevalet !


La Place Saint-Marc, inondation de 1863, huile sur toile. Petit Palais

Un artiste prolifique, très coté de son vivant, mais dont le nom est quelque peu tombé dans l'oubli après sa disparition.

Au fil de cette visite, on suit les différentes étapes de la vie du peintre. Depuis son séjour parisien sur la Butte Montmartre (en haut de la rue Lepic) où il fut l'un des premiers artistes à poser ses pinceaux dans une maison-atelier, en passant par les décors méditerranéens de Marseille, Martigues...

Outre des croquis à l'huile, non destinés au public, des raretés comme ses carnets, on est également interpelé par les pages d'un livre de comptes avec le prix de ses tableaux, assorti d'appréciations personnelles. Mais surtout, on (re)découvre des oeuvres baignées de couleurs souvent chatoyantes et d'une lumière dont il semblait avoir percé le secret.

En revanche, ce fils d'un tailleur polonais installé à Beaune, rêvant de s'élever socialement, demeure une véritable énigme pour les amateurs d'art. Comment cet autodidacte a-t-il pu acquérir une telle maîtrise ? Le mystère reste entier et ajoute encore une touche d'intérêt à cette lumineuse exposition.

En parallèle, de nombreuses animations sont proposées au public: conférence par Charles Villeneuve de Janti (commissaire scientifique de l'exposition et conservateur général, directeur des musées nationaux Henner e Moreau), visites commentées, ateliers, stages vacances pour les enfants de 6 à 12 ans...


-Jusqu'au 21 avril 2024, tous les jours de 10 h à 18h (lundi, mardi de 14h à 18h et le mardi de 10h à 18h pendant les vacances scolaires), au Palais Lumière Evian, Quai Charles-Albert Besson. Tél.: 33 (04) 50 83 15 90. Entrée à 9 Euros, tarif réduit à 7 Euros et gratuité pour les moins de 16 ans. Infos sur le site www.palaislumiere.fr



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