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  • Photo du rédacteurGRANDJANIN Annie

Thomas Kahn, une nouvelle étoile dans l'univers de la soul

Dernière mise à jour : 5 févr. 2023


(c) Dylan Gire

Originaire de la région parisienne, installé en Auvergne, Thomas Kahn a déjà pas mal roulé sa bosse. Après des études d'architecture, il a chanté dans le métro, sa guitare en bandoulière, travaillé comme graphiste. investi le plateau de l'émission "The Voice" en interprétant notamment "Redemption Song" de Bob Marley, participé aux Découvertes du Printemps de Bourges, enregistré un premier album "Slideback"... avant de sortir le magnifique "This Is Real" dont il a signé paroles et musiques. Une véritable pépite !

Son timbre puissant et vibrant donne littéralement le frisson sur des titres comme "More Than Sunshine", "Stay Away", "Alone" ou encore "Out Of The Blue". Rencontre avec celui que l'on surnomme dorénavant "Le Petit Prince de la soul".

- Vous vivez en Auvergne, une région qui n'est pas forcément le berceau de la soul ? Ne croyez pas ça ! L'Auvergne est une formidable pépinière pour toutes les musiques, du blues au rock underground en passant par la world ou la soul. J'ai d'ailleurs fait une résidence là-bas avec mon nouvel album. Il y a à Clermont-Ferrand "La Coopérative de Mai", une salle de concert qui accueille de nombreux artistes et tremplins, où je vais me produire avant le New Morning. - Vous pouvez nous parler de celui que vous considérez comme votre mentor ? Il s'agit de Fred Roz (ancien enseignant au Conservatoire de Clermont-Ferrand et actuellement directeur du Tremplin - Musiques Actuelles à Beaumont). Il m'a dit un jour: "Si chaque note que tu poses, chaque geste que tu fais, chaque mot que tu dis sont guidés par des émotions justes, alors ils auront un sens". Cela a totalement changé ma manière d'écrire et de composer. - Les grands artistes de la soul ont souvent eu un parcours chaotique, voire douloureux. C'est aussi votre cas ? Lorsque j'étais adolescent, la musique était un exécutoire pour exprimer ma colère et mes frustrations. J'ai mis du temps à pendre conscience que la soul était ce que je voulais faire et à mettre des mots dessus. C'est une musique qui me fait du bien. Mon grand exemple est Charles Bradley, il a autant de force que d'humilité. - Justement, être baptisé "Le Petit Prince de la soul moderne" par le magazine Rolling Stone, ça flatte un peu l'égo, non ? Cela fait évidemment très plaisir et chaud au coeur. Mais il ne faut pas oublier que dans la soul, il y a des artistes mythiques. Alors, il faut rester humble. - Etre à l'affiche des Découvertes du Printemps de Bourges, c'était un beau moment, non ? Oui... et non. En fait, il y a eu une panne de matériel et je n'ai pu chanter que dix minutes au lieu de trente ! - Parmi les artistes qui vous ont marqué, vous citez aussi Bob Marley, Otis Redding, Ray Charles ou encore Johnny Cash ? Lorsque j'étais plus jeune, je m'amusais à imiter les intonations et les mimiques de Bob Marley. Je me suis aussi entraîné à chanter sur "Georgia On My Mind". Le but était d'essayer de m'approprier les morceaux. Et c'est en découvrant des films comme "Ray" (le biopic sur la vie de Ray Charles) ou "Walk The Line" (évoquant celle de Johnny Cash) que j'ai ressenti mes plus grandes émotions. Ils m'ont fait aimer la musique.

- Il paraît que votre premier EP "Bluedy Mary"a été enregistré dans une grange à foin ? C'est vrai. L'endroit est tenu par des artistes qui font du reggae. Il fallait prendre l'échelle de meunier pour monter à la régie ! - Vous avez eu l'occasion de franchir l'Atlantique pour vous frotter à la culture américaine ? Nous avons tourné trois clips là-bas. Mais nous avions un budget à tenir et je ne suis resté qu'une semaine. J'ai pris une vraie claque. J'espère y retourner car je n'ai vu que New York. - Ce nouvel album est nettement plus solaire que le précédent ? Dans "Slideback" je retournais un peu dans le passé. C'était une étape à franchir. Il y avait notamment le titre "Go Back Home" que je fais encore sur scène. J'ai toujours peur de ne pas aller au bout de la chanson car elle est chargée d'émotions pour moi. A l'époque, il m'est arrivé de me laisser influencer par d'autres musiciens. Le second album traduit vraiment ce que j'ai dans la tête. Durant la période du Covid, je me suis demandé si faire de la musique avait encore un sens. Je crois que si je n'avais pas enregistré "This Is Real", j'aurais peut-être arrêté. - En parlant de passé, quels souvenirs avez-vous de vos débuts dans les couloirs du métro ? J'ai aimé chanter dans les bars et le métro. Il faut réussir à choper les gens. Ça permet de se rappeler qu'on ne fait que de la musique ! - album "This Is Real" (Musique Sauvage), disponible le 30 septembre 2022. - En tournée: le 13 janvier 2023 à Tournai (Maison de la Culture), le 12 mai à Royat (L'Avant C.), le 26 mai à La Riche (La Pléiade)...

- Retrouvez cet article, ainsi que l'ensemble de l'actualité culturelle (musique, théâtre, festivals, littérature, évasion) sur le site www.weculte.com



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