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  • Photo du rédacteurGRANDJANIN Annie

Une plongée poétique dans le flow du rappeur Hippocampe Fou



(c) Judicaël Olivier

Originaire de Thonon-les-Bains, Sébastien Gonzales alias Hippocampe Fou, s’est taillé une solide réputation dans le rap français avec des albums comme « Aquatrip », « Céleste » et « Terminus » et en se produisant notamment au sein du groupe La Secte Phonétik.

Après le succès des représentations de "L'Odyssée d'Hippo" au 13e Art, et de l'album du même nom, ce doux rêveur nous embarque, une fois encore, avec la complicité du compositeur et musicien Lucas Dorier, à bord d’une montgolfière, dans sa cabane ou un saloon pour un voyage imaginaire et onirique destiné à « faire grandir les plus jeunes et rajeunir les plus grands ».


-Votre nom d’artiste est une référence à la partie du cerveau qui concerne la mémoire ou à votre passion pour le cheval de mer ?

 Honnêtement, je n’avais pas pensé au cerveau. Mais on peut dire que c’est un petit plus ! En fait, j’ai toujours été fasciné par cet étrange animal dont le mâle porte les oeufs de la femelle

- D'où votre surnom de rappeur aquatique ?

Sans doute. C’est vrai que j’ai souvent été inspiré par l’eau.

-Pouvez-vous nous parler du spectacle et de l'album qui l'accompagne ?

 Le disque est en fait la bande originale du spectacle qui rassemble mes passions pour la musique, le spectacle vivant et le cinéma. Pour l’écriture et la composition, nous avons travaillé en même temps et main dans la main avec Lucas. Tout comme pour la matière visuelle. La mise en scène est de Christophe Gendreau. Chaque morceau a été pensé comme un tableau, une étape de voyage. Cette histoire correspond à un moment clef de mon parcours. J’avais envie de toucher un public qui n’a pas trop l’habitude d’écouter du rap et de l’amener vers d’autres sphères.

-Vous avez grandi dans un environnement musical assez éloigné du rap ?

Mon enfance a été marquée par le folklore latino-américain qu’on écoutait à la maison. Pendant que mon père jouait et composait, je regardais plutôt des films. J’étais l’Ovni de la famille !

-Il paraît que vous avez été classé parmi les rappeurs utilisant le plus de vocabulaire ?

Je fais attention à ne pas me répéter, à user des mêmes rimes. En même temps, j’essaie de respecter une sorte de morale mais sans jouer les donneurs de leçons. Il faut se méfier des affirmations. Je m’efforce toujours de rester dans des formes interrogatives.

-Lors d'un concert à la Cigale, vous aviez fait venir un lama sur scène, sans imaginer que cela pourrait choquer ?

C’est vrai. Il y a eu des critiques sur Facebook. Il n’y a pas de vidéo car je n’ai pas voulu faire de buzz sur le sujet. Dès que je sens que quelque chose peut blesser, d’une manière ou d’une autre, je retire.


Hippocampe Fou & Lucas Dorier (c) Judicaël Olivier

-Vous animez également des ateliers d'écriture ?

 Il y a une dizaine d'années, je ne me sentais pas assez légitime pour ça. Je cherchais encore mes mots. A présent, en animant des ateliers dans les collèges et les prisons, j’essaie d’éveiller la curiosité des jeunes. J’aime cette idée de transmission. J’ai les préoccupations d’un grand enfant qui reste connecté au passé et au monde de demain.

-Avec l' "Odyssée d'Hippo", vous réalisez un rêve ?

Cela fait longtemps que j’y pensais. Nous ne sommes pas dans une comédie musicale avec 50 danseurs mais dans un voyage musical, imaginaire et immersif avec des projections de vidéos. L’idée est de faire rêver les gens en racontant une histoire. Là, je suis content car c’est une histoire qui me ressemble…


-Album "L'Odyssée d'Hippo" (Blue Line)

-Jusqu'au 5 janvier 2024, du mardi au vendredi à 16h30, à Bobino, 14-20, rue de la Gaîté, 75014 Paris. Tél.:01.43.27.24.24. billetterie@bobino.fr Informations sur le site



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