"La légende de Monte Cristo": l'IA s'invite chez Alexandre Dumas
- GRANDJANIN Annie

- il y a 5 heures
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Après le succès du film avec Pierre Niney, la série télévisée sur France 2... Alexandre Dumas a décidément le vent en poupe puisque deux comédies musicales inspirées par l'un de ses plus célèbres romans sont présentées à Paris, à quelques jours d'intervalle.
La première, intitulée "La légende de Monte Cristo", mise en scène par Serge Postigo, sur un livret de Romann Nakache, Loïc-André Lahitte et Bruno Amic a choisi de mettre l'accent sur le côté romanesque plutôt que sur celui d'une froide vengeance. Au point d'opter pour une fin un peu plus heureuse !
Pour ceux qui auraient quelque peu oublié l'intrigue, voici quelques repères: nous sommes en 1815 à Marseille, jeune capitaine promis à un brillant avenir; Edmond Dantès célèbre ses fiançailles avec la belle Mercédès. Injustement dénoncé par ses proches, il est emprisonné dans les geôles du Château d'If. Après 14 ans de captivité, il parvient à s'échapper et revient sous l'identité du Comte de Monte-Cristo pour se venger de ceux qui l'ont trahi.
Dès les premières minutes du spectacle, on est un peu saisi (et pas franchement emballé) par l'apparition du visage d'Alexandre Dumas qui, grâce à l'IA (et la voix de France Huster) devient le narrateur de son œuvre. Sur scène, une vingtaine de chanteurs, danseurs et comédiens composent cette fresque musicale.
Depuis quelques années, l'émission The Voice est devenue une manne pour les directeurs de casting. On ne s'étonnera donc pas que les deux principaux personnages soient interprétés par d'anciens candidats. Tout d'abord Gjon's Tears dans le rôle d'Edmond Dantès et Philippine Lavrey dans celui de Mercédès. Dotés d'un timbre puissant et mélodieux, ils créent une belle surprise sur le plan vocal. Mais leur jeu, en tant que comédiens, est moins convaincant. L'autre révélation est sans aucun doute Jonathan Caron, qui campe un Baron Danglars cocasse et roublard à souhait.
Outre les costumes imaginés par Jean-Daniel Vuillermoz, les chorégraphies résolument modernes de Nicolas Huchard, notamment sur "Humaine", les mélodies des chansons "Qui je suis", "C'est mon amour" ou "Viser les étoiles" s'imposent aisément.
On retiendra également une scène "immersive" particulièrement réussie lorsque Dantès s'échappe en plongeant dans la mer et se retrouve cerné par un ballet de danseurs habillés en blanc. Côté décors, pas d'architectures sophistiquées mais des effets de lumières qui accompagnent joliment les différents tableaux.
A défaut d'inscrire un nouveau chapitre dans la grande histoire des comédies musicales, "La légende de Monte Cristo" devrait toucher un large public avec une tournée qui passera par une cinquantaine de villes en France, à Monaco, en Belgique et en Suisse.
Annie Grandjanin
-Jusqu'au 5 février 2026, à 20h, au Dôme de Paris, 34, Bd Victor, 75015 Paris. Tél.:01.48.28.40.10. Loc. points de vente habituels. www.ledomedeparis.com
En tournée: le 12 février 2026 au Havre, le 13 février à Amiens, le 14 février à Saint-Omer, le 5 mars au Mans, le 6 mars à Valenciennes, le 13 mars à Brest, le 14 mars à Caen, le 15 mars à Laval, le 20 mars à Tours, le 21 mars à Mouilleron, le 22 mars à Châteauroux...




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