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  • Photo du rédacteurGRANDJANIN Annie

Le jazz envoûtant et intemporel de March Mallow

Dernière mise à jour : 23 mai



(c) Julien Leguay

Après "A Journey Of Time", en 2021, réunissant des standards de Billie Holiday et Nat King Cole, March Mallow vient de sortir "The silence". Outre deux reprises, l'une de Screamin' Jay Hawkins ("I Put A Spell On You") et l'autre de Jerry Jeff Walker ("Mr Bojangles"), ce second album propose huit compositions originales, enregistrées dans l'esprit jazz de l'après-guerre, avec un micro à ruban stéréo.

Dès les premières notes de "Dreaming Love" qui ouvre ce bel opus en passant par "Sometimes" ou "Simplement" qui invite "à être heureux, même sous la pluie..." on tombe sous le charme à la fois rétro et contemporain de ce solide quartet sarthois. Un répertoire qui mêle également blues, swing, soul et ballades mélancoliques.

Rencontre avec la chanteuse Astrid Veigne et le guitariste Eric Doboka qui forment avec le pianiste Christian d'Asfeld et le contrebassiste Thomas Plès, l'un des groupes les plus enthousiasmants du moment.


-Comment est né March Mallow ?

Eric Doboka: Le groupe a été formé en 2018. A l'origine, nous étions un trio mais Thomas (contrebassiste) est arrivé assez vite. Nous avons longtemps travaillé le son en nous inspirant du trio de Nat King Cole. "A Journey Of Time", notre premier album était un album de construction. Avec "The Silence", on pourrait parler d'aboutissement car il traduit notre propre sensibilité.

-Pouvez-vous nous parler de ce fameux micro à ruban stéréo ?

E.D. : C'est une technologie assez ancienne. Nous avons enregistré dans un studio "La boîte à meuh", situé dans la Sarthe. L'idée était de reproduire les conditions de l'époque avec un son organique, sans retouche, en répartissant les musiciens autour de ce micro très en vogue dès la fin des années 30.

-De votre côté Astrid, on sent que vous ne cherchez pas la démonstration vocale ?

Astrid Veigne: Quand j'ai commencé à travailler sur ce registre, je voulais avant tout faire ressortir l'émotion en évitant la démonstration. Ce que j'aime avant tout c'est la pudeur, la spontanéité et le côté intimiste.

-Le titre "Mr Bojangles" a été repris par de nombreux artistes comme Nina Simone, Jamie Cullum, Robbie Williams, Bob Dylan, Neil Diamond ou encore Hugues Aufray. De quelle version vous êtes-vous inspirés ?

E.D. Celle de Sammy Davis Jr. On a essayé d'être le plus respectueux possible de l'arrangement et de la musique, telle qu'on l'entendait.



(c) Julien Leguay

-Pour les compositions originales, vous avez travaillé de manière collégiale ?

E.D.: Les musiciens ont apporté leurs idées. Pour le chant et les textes, c'est plutôt Astrid. Ensuite, on construit le tout avec les suggestions de chacun.

A.V.: On essaye d'apporter une réflexion, de se poser des questions. Cela amène une forme d'introspection.

Il y a aussi une idée de voyage, non ?

A.V.: Sur scène, on invite le public à voyager avec nous, à entrer dans le refuge de March Mallow.

-C'est la raison pour laquelle les intros musicales sont assez longues ?

E.D.: C'est vrai que c'est comme une mise en condition, une sorte de sas. En concert, on essaye de développer ça.


-Album "The Silence" (Abrazik)

-En concert à Paris, le 23 mai 2024, à 20h30, au Sunset, 60, rue des Lombards, 75001 Paris. www.sunset-sunside.com

-En tournée: le 24 mai 2024 à Blois ("All That Jazz"), le 25 mai à Yvré-L'Evêque (72), le 14 juin au Festival Jazz And Blues de Léognan (33), le 17 juillet à Molières (24), le 18 juillet à Evron (53), le 20 juillet à l'Orléans Jazz Club (45), le 25 juillet aux Estivales 41 de Villerbon (41), le 26 juillet à Vernou en Sologne (41), le 29 juillet à l'Abbaye de Paimpol (22), le 10 août à Fresnay sur Sarthe (72)...




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