top of page

ArchiPol, entre poésie et humour caustique

Photo du rédacteur: GRANDJANIN Annie
GRANDJANIN Annie
il y a 18 minutes
3 min de lecture

(c) Marie Frogier
(c) Marie Frogier

Lauréat du tremplin découvertes des précédentes "Journées Brassens et de la Chanson Française", à Paris, ArchiPol a également été primé au Trophée Brassens à Sète en 2025 et 2026. Des distinctions qui ponctuent le parcours singulier de cet artiste originaire de Rennes. Il a en effet étudié le violoncelle au conservatoire, fréquenté les bancs de Sciences Po, suivi les cours du Royal College of Music de Londres... avant d'enregistrer trois albums. Durant ses années Outre-Manche, l'auteur-compositeur semble avoir développé un flegme et un humour décalé, "so british", dont il parsème des chansons tendres et poétiques qui parlent de "l'amour vache", du désir d'enfant... tout en nous entraînant "Au pays de la Glanderie".

Rencontre avant son concert parisien le 3 octobre prochain à 15h, à l'occasion de la 39e édition des "Journées Brassens et de la Chanson Française".


-Vous abordez des sujets sombres sur des mélodies plutôt dansantes ?

J'aime que mes chansons donnent envie de danser parce que le rythme est fondamental. J'ai toujours ce fantasme non exaucé d'être danseur.

-Et celui de devenir violoncelliste ?

Avant de passer mon bac, je faisais 3 heures de violoncelle par jour ! J'étais un gamin angoissé et la musique me libérait. J'ai suivi un parcours classique au conservatoire mais je n'étais pas un cador. J'ai aussi appris la guitare pour accompagner mes chansons.

-C'est la guitare qui vous a amené vers Brassens ?

Au début, j'avoue que mes goûts allaient plutôt du côté de Goldman et Renaud. Brassens est venu plus tard car ma mère l'écoutait beaucoup. Les chansons qui me touchent le plus sont "Dans l'eau de la claire fontaine", "La princesse et le croque-notes" "Saturne". J'ai même eu une période Brassensmania lorsque ma grand-mère m'a offert l'intégrale de ses passages radio. J'aime le jouer de manière assez rythmique en mettant de l'énergie dans la diction.

-La diction est un domaine qui vous parle puisque vous enseignez l'art oratoire, non ?

J'ai commencé à enseigner à Sciences Po puis en entreprise. J'ai développé ça à Londres. J'ai les doigts dans plusieurs soupières ! Grâce à deux bourses, j'ai étudié au Royal College of Music de Londres et le chant lyrique au Royal Opera

-C'est à cette occasion que vous avez rencontré Rolando Villazón ?

En effet, il sortait d'un des studios et je l'ai abordé. Le pire était qu'il me dise non mais il a accepté de m'écouter.

-Dans votre dernier album "Au naturel", vous avez fait le choix d'enregistrer "à l'ancienne" ?

Oui, entièrement sur bandes magnétiques. On sortait du confinement et j'avais envie de me lancer dans cette aventure. Avec cette méthode, on est sur le fil car on ne peut pas retoucher. Nous avons eu quelques déboires techniques, mais il reste le son.

Je prépare un nouvel EP de 6 titres. Le premier single "Avant la nuit" m'a été inspiré par ce que nous vivons en ce moment. Je l'ai écrit dans cette énergie.

-On évoque souvent votre étrange costume de scène en toile de jouy ?

La costumière du clip "Au pays de la Glanderie" et un danseur m'ont conseillé d'avoir un truc visuel Je trouve que ce costume a un côté à la fois moderne et suranné qui me plait bien..

-Un peu britisch aussi, comme votre humour ?

C'est vrai. J'aime dire que je fais de la chanson assaisonnée à la sauce aigre-douce !

Propos recueillis par Annie Grandjanin


-En concert le 3 octobre 2026, à 15h, au Parc Georges Brassens, 2 Place Jacques Marette, 75015 Paris.

-En tournée: le 7 novembre 2026 au Théâtre des 3T de Saint-Denis, le 3 décembre à Montpeyroux dans l'Hérault, le 4 décembre à Balaruc-les-Bains, le 5 décembre à Sète...


Commentaires


CONTACTEZ-MOI

Merci pour votre prise de contact !

  • Grey Facebook Icon

© 2023 by The New Frontier. Proudly created with Wix.com

bottom of page