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Florent Marchet: "Je fais ce métier par passion, je n'ai jamais envisagé de plan B"

Photo du rédacteur: GRANDJANIN Annie
GRANDJANIN Annie
il y a 10 minutes
3 min de lecture

(c) Bachir Tayachi
(c) Bachir Tayachi

Depuis son premier album "Gargilesse"(nom d'un village de son Berry natal), en 2004, Florent Marchet trace sa route loin des sentiers balisés de la chanson, avec un répertoire sensible, mélancolique, traversé de belles envolées poétiques. A l'image de son nouvel opus "Mobil Home", écrit et composé entre Paris, Tunis et Bruxelles. Des titres à la fois graves et lumineux, dans lesquels il évoque cette fois ses préoccupations de cinquantenaire, le deuil d'un ami, les tourments de l'adolescence, le chaos du monde... mais aussi l'amour qu'il porte à celle qui partage sa vie d'artiste libre.

Rencontre avant son concert parisien à la Cigale, le 16 décembre prochain.


-Le titre de cet album fait référence à votre côté nomade ?

J'ai eu très tôt une fascination pour les campements de manouches. J'aime cette liberté indocile. Trouver un titre est toujours un gros sujet mais je trouve que "Mobil Home" traduit bien l'idée de l'album.

-Vous abordez des sujets graves mais il y a un côté très lumineux dans ce disque. C'est le soleil tunisien ou une envie de rester positif ?

C'est plutôt le fait d'être hors cadre d'une société occidentale autocentrée. J'ai compris assez vite que la vie était faite de pleins et de déliés, de creux et de bosses. J'essaie de m'éloigner de tout ça en racontant des histoires et j'ai la chance de vivre dans un pays où il est possible d'en faire un métier.

-Grandir dans le théâtre de ses parents, ça aide à développer l'imaginaire ?

Ça a été ma chance ! Mes parents étaient métayers et ils ont eu l'opportunité d'acquérir un théâtre. J'ai même assisté à mon premier Printemps de Bourges à l'âge de 2 ans. Les artistes dormaient souvent à la maison.

-C'est ainsi que vous avez fait vos premières gammes avec le pianiste de Chet Baker ?

J'ai beaucoup appris avec lui et les musiciens qui logeaient chez nous. Au-delà de ça, je sentais que ces gens étaient heureux de vivre leur musique. Moi, j'ai commencé à jouer dans le métro et les cafés-concerts. Je fais ce métier par passion, je n'ai jamais envisagé de plan B !


(c) Bachir Tayachi
(c) Bachir Tayachi

- "Nous ne ferons rien" est une chanson de résistance, non ?

Nous sommes dans un monde de plus en plus inquiet. Face à ce constat, je refuse de devenir un guerrier. Je veux faire les choses à ma façon.

-"Tant que tu respires" est une vraie déclaration d'amour. C'est un exercice inhabituel pour vous ?

On dit souvent que les plus fortes se construisent autour d'un chagrin d'amour. J'ai mis plusieurs années à essayer d'écrire ce texte pour la personne qui partage ma vie depuis très longtemps.

-Dans une interview, vous avez reconnu que vos chansons n'incitaient pas à faire la chenille ?

Écrire, ça sert aussi à purger ses angoisses, à imprimer quelque chose qu'il ne faut pas oublier. On m'a souvent reproché d'écrire des chansons tristes et mélancoliques. J'ai envie de répondre que ce n'est pas moi mais la vie qui a commencé...

Propos recueillis par Annie Grandjanin


-Album "Mobil Home" (Wagram Music), sortie officielle le 25 septembre 2026.

-En concert à Paris, le 16 décembre 2026, à 20h, à la Cigale, 120, Bd de Rochechouart, 75018 Paris. Tél.: 01.49.25.89.99. Loc. points de vente habituels. https://lacigale.fr

-En tournée: le 12 novembre 2026 à Grenoble, le 14/11 à Boulogne-sur-Mer, le 19/11 à Nantes, le 20/11 à Avrille, le 26/11 à Toulouse, le 27/11 à Bordeaux, le 10/12 à Allonnes, le 12 janvier 2027 à Illkirchgraffenstaden, le 15/01 Le Locle, le 16/01 à Oignies, le 23/11 à Cancale...

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