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"Sissi Von Vart", un bouleversant duo sur la liberté et l'acception de l'autre

  • Photo du rédacteur: GRANDJANIN Annie
    GRANDJANIN Annie
  • il y a 2 heures
  • 2 min de lecture


Manon et Laurent Viel (c) Cathy Lohé
Manon et Laurent Viel (c) Cathy Lohé

Dès les premières minutes, on découvre le décor d'une loge d'artiste, celle de "Sissi Von Vart", une drag queen s'apprêtant à entamer ses derniers tours de piste, pour cause de maladie. Interprété par Manon Viel et Laurent Viel, ce huis-clos, subtilement mis en scène par Benoit Giros, nous entraîne dans le monde interlope des cabarets de Pigalle. À la ville, Manon est la nièce de Laurent, mais sur scène elle est Constance, une jeune femme coincée dans son costume d'avocate.

Pour l'occasion, cette dernière a écrit pour son oncle, un texte sur mesure, à la fois émouvant, burlesque et incisif, où les répliques fusent sans temps mort. Tout d'abord touchée par l'admiration de cette fan déboulant dans sa loge sans y être invitée, Sissi Von Vart (qui attendait un autre genre de visite !) manifeste vite son agacement devant les maladresses et la gaucherie de son interlocutrice.

Au fil de scènes virant parfois à l'affrontement, l'exubérante Sissi laisse entrevoir ses failles, ses blessures, tandis que Constance se libère tout en exprimant sa peur de l'abandon. Celui d'un père qui a fait le choix de partir pour suivre son inclination pour les garçons, les paillettes... et le répertoire de Sylvie Vartan !

Sur l'air de "l'amour c'est comme une cigarette" la diva vieillissante invite la jeune femme à être drôle et vivante, lui reprochant de se mettre en mouvement sans âme. C'est pourtant l'âme de ces deux personnages incroyablement attachants, qui nous bouleverse. Notamment lorsque Constance se met à chanter quelques mesures de "Mon père" levant ainsi le voile sur un lien que l'on pressentait depuis un moment. Oubliant ses griefs d'hier, la fille accompagnera ce père défaillant jusqu'au bout de sa route.

Un spectacle sur la liberté, la réconciliation et l'acceptation de l'autre qui vaut bien des discours...

Annie Grandjanin

-Jusqu'au 12 mai 2026, les lundis et mardis à 21h, à l'Essaïon Théâtre, 6, rue Pierre au Lard, 75004 Paris. Réservations au 01.42.78.46.42 et sur www.essaion.com

Et du 4 au 25 juillet 2026, Festival Off d'Avignon, au Théâtre l'Artéphile , 7 rue Bourgneuf, 84000 Avignon.

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