The Honnet Brothers, un fougueux duo jazz-funk
- GRANDJANIN Annie

- il y a 1 jour
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Leur album s'appelle "D&A", D pour David à la batterie et aux percussions et A pour Anthony à l'orgue Hammond et aux claviers. Originaires de Troyes, ils ont notamment travaillé auprès d'artistes comme Eddy Louiss, Touré Kunda, China Moses ou Louis Bertignac. Accompagnés d'un solide combo (Stéphane Édouard, Philippe Sellam, Jean-Marie Ecay, Christian Altehülshorst) et de deux invités prestigieux: le guitariste Robben Ford et le tromboniste Fred Wesley (ancien directeur artistique de James Brown !), The Honnet Brothers viennent de sortir ce premier opus que l'on écoute en boucle, même si les découvrir sur scène est vraiment une valeur ajoutée.
Au hasard de morceaux qui portent des titres facétieux tels que "Rose Piss In", ""Da Flonk", "Total Mandingue", "Purple Lips"... ils proposent un explosif cocktail de jazz, funk, fusion et sonorités caribéennes.
Rencontre avec les deux frangins, avant leurs prochains concerts parisiens le 27 mars au Café de la Danse et le 13 mai au New Morning.
-Quand avez-vous décidé d'enregistrer vos propres compositions ?
Pendant le Covid, nous avons pris conscience que nous n'avions plus très envie d'être les accompagnateurs d'autres artistes et qu'il était temps de jouer notre musique.
-Comment avez-vous fait pour convaincre deux musiciens aussi légendaires que Fred Wesley et Robben Ford de vous rejoindre sur ce premier album ?
Ce n'est pas forcément aussi compliqué qu'on l'imagine. Lorsque le saxophoniste Casey Benjamin avec qui nous avions travaillé est décédé (en 2024), nous avons contacté l'un des musiciens de Fred Wesley, que nous avions déjà croisé. L'idée était de demander à Wesley de jouer sur "Da Flonk", un titre que nous avions composé au moment de la disparition de Casey et il a accepté. Quant à Robben Ford, nous avions déjà joué à ses côtés. C'est même lui qui nous a suggéré de nous lancer dans ce projet. Quand il est venu en studio pour l'enregistrement du titre "IV Chord Junky" qu'il avait composé pour l'album, il nous avait réservé un autre cadeau.

C'est-à-dire ?
Il nous a dit: "en fait, j'ai composé deux morceaux. Cela ne vous dérange pas ?". Il y a donc un titre de lui sur le CD et un autre sur le vinyle dont nous fêterons la sortie au Café de la Danse. Et il sera avec nous sur scène.
-Anthony, c'est votre père qui vous a transmis sa passion pour l'orgue ?
En effet. Il est lui-même organiste et il m'emmenait avec lui pour assister aux concerts d'Eddy Louiss. J'ai le sentiment d'être né avec cette passion pour l'orgue B3 ! Lorsque nous nous parlons au téléphone, nos conversations tournent la plupart du temps autour de cet instrument emblématique.
-L' univers musical de l'album est assez large, non ?
C'est vrai qu'on ne sait pas toujours où nous caser. On aime bien faire de la musique pas "cadrée".
-Vous composez en binôme ?
Les 3/4 des titres ont été composés au cours de séances d'improvisations. Nous jouons beaucoup ensemble.
-Le nom des morceaux est également un choix collégial ?
On n'aime pas trop se prendre au sérieux. C'est bien parfois de désacraliser les choses. Nous sommes là pour divertir les gens.
Propos recueillis par Annie Grandjanin
-Album "D&A" (Benard Records/Scène Libre), disponible depuis le 6 février 2026.
En concert: le 27 mars 2026, à 20h30, au Café de la Danse, 5, Passage Louis-Philippe 75011 Paris. www.cafedeladanse.com et le 13 mai 2026 au New Morning, 7/9 rue des Petites Écuries, 75010 Paris. www.newmorning.com
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