top of page

"Quincy Jones, Music Man": l'itinéraire d'un génie de la musique du XXème siècle

  • Photo du rédacteur: GRANDJANIN Annie
    GRANDJANIN Annie
  • 19 sept. 2025
  • 2 min de lecture

Capture d'écran (c) Effervescence
Capture d'écran (c) Effervescence

"Ce film a été une expérience singulière. Je n'ai pas tourné le moindre plan mais travaillé à partir de dizaines d'heures d'archives. J'avais entendu dire qu'il était un génie mais on ne m'a jamais dit en quoi. En 52 minutes, j'espère que vous comprendrez en quoi Quincy Jones était un génie" confiait il y a quelques jours Olivier Lemaire, réalisateur du documentaire "Quincy Jones, Music Man", raconté par MC Solaar.

Evoquer en un peu moins d'une heure le destin d'un gamin né dans un ghetto de Chicago qui deviendra en quelques décennies une icône de l'histoire de la musique du XXème siècle était une démarche téméraire et, hormis quelques réserves inévitables du côté des puristes, le pari est plutôt réussi. Il faut dire que le réalisateur s'appuie sur des documents visuels exceptionnels comme celui où on découvre le jeune Quincy, jouant de la trompette dans l'orchestre de Lionel Hampton ou sur un canapé devisant avec Michael Jackson tandis que ce dernier caresse un serpent évoluant sur ses genoux. Le visage traversé d'un sourire lumineux, Jones se souvient, presque avec humour, d'un épisode pourtant douloureux de son enfance, lorsqu'il devait aller chasser des rats, cuisinés ensuite par sa grand-mère.


(c) Effervescence
Capture d'écran (c) Effervescence

Trompettiste, compositeur, arrangeur, chef d'orchestre, producteur... celui que l'on surnommera "Q" a travaillé avec les plus grands : Dizzy Gillespie, Lionel Hampton, Frank Sinatra, Duke Ellington, Dinah Washington, Miles Davis... sans oublier Michael Jackson pour les albums "Off The Wall", "Bad" et évidemment "Thriller", le plus vendu de tous les temps. Lors de son séjour à Paris, ce perfectionniste suivra les cours de musique classique et contemporaine de Nadia Boulanger et Olivier Messiaen.

Le documentaire revient également sur sa longue amitié avec Ray Charles "il m'a appris à arranger en braille ! " confie Quincy. A la croisée de tous les styles, du jazz au funk en passant par la pop, la soul , le R&B et même le hip-hop, ce mentor a aussi influencé des artistes comme Snoop Dogg, The Weeknd, Pharrell Williams... Il fut même le premier afro-américain à diriger un label musical (Mercury Records).

Parmi les séquences, on retiendra également ce beau moment de complicité avec Sidney Poitier, la chaleureuse intervention de Jane Fonda ou les conseils amusés d'Henry Mancini, compositeur du thème musical de "La Panthère Rose".

Un documentaire inédit diffusé le lundi 22 septembre prochain, en prime time sur France 4, en prélude à la 23ème édition des Victoires du Jazz, présentée par Manu Katché (sous la présidence d'honneur d'Angélique Kidjo) où un hommage sera évidemment rendu à Quincy Jones, disparu le 3 novembre 2024.

Annie Grandjanin


Commentaires


CONTACTEZ-MOI

Merci pour votre prise de contact !

  • Grey Facebook Icon

© 2023 by The New Frontier. Proudly created with Wix.com

bottom of page